Du cododo au lit de grand

On entend souvent que les enfants d’environ 2 ans abandonnent le lit à barreaux pour passer à un vrai lit de grand. 

En général, avec l’acquisition de la marche, le bébé ne reste plus dans son lit à barreaux, un peu petit pour lui et très limitant en termes de mouvements et d’autonomie.

Avec cette nouvelle étape, on introduit la couette, l’oreiller et tout ce qui va avec un vrai lit, et cela se passe très bien, hormis la petite adaptation de l’enfant dans son nouvel espace de sommeil.

Et pour les bébés plus jeunes, comment ça se passe ?

Je vais vous partager mon expérience de maman d’un petit chou de 12 mois, qui a eu des aptitudes de motricité très jeune, et qui se prépare à sauter le pas. Le saut est encore plus grand dans le sens où il passe du « cododo » avec papa et maman à son vrai lit, dans sa propre chambre.

Mais d’abord, pourquoi le cododo ?

A la naissance, nous avions commencé par faire dormir mon fils dans un berceau de cododo. Nous avions suivi les recommandations et nous nous sommes dits qu’il resterait jusqu’à ses 6 mois dans la chambre parentale. Je vous avoue que cette démarche est bien pratique pour les biberons ou les tétées pour celles qui allaitent.

Un matin, j’ai retrouvé mon fils le nez contre la paroi du berceau. En effet, même étant petit, il bougeait déjà énormément et venez toujours se blottir dans les coins. 

Par sécurité, j’ai donc opté pour le lit à barreaux. 

Le lit à barreaux avait l’avantage d’être plus grand mais comportait aussi des rebords ! Mon bébé venait se taper la tête contre les parois en bois en cherchant à se blottir dans les coins. Rajouter un tour de lit serait revenu à le laisser dans le berceau. Nous avons tenu quelques semaines avec le lit à barreaux mais je voyais que ce n’était pas la solution optimale, et lui, dormait très mal. 

Quelques semaines après, mon fils ne voulait plus du tout qu’on le pose. Il s’endormait toujours dans nos bras et se réveillait dès qu’on essayait de le poser. Même le cododo ne fonctionnait plus alors qu’on dormait à côté. C’est là que j’ai compris que mon fils avait besoin de contact physique, il avait besoin de se sentir en sécurité, sentir la chaleur humaine et l’odeur qui lui était familière. Depuis ce jour, je me suis dit que j’allais être attentive aux besoins de mon bébé.

La meilleure façon pour tout le monde de passer une bonne nuit était de l’avoir dans notre lit. Cela nous arrangeait pour les biberons nocturnes, pour le bercer lorsqu’il se réveillait, les câlins, et surtout, cela faisait accroitre notre vigilance. Généralement, quand l’un dormait profondément, l’autre avait toujours un œil sur le bébé. Ce dernier sentait cette attention et n’a jamais dormi de manière plus apaisée qu’avec nous. Pour celles qui culpabilisent, il est même prouvé scientifiquement que les bébés qui dorment contre leur mère se développent beaucoup mieux. Ils ont également moins de problèmes cardiaques liés au stress !

En tant que parents pratiquant le cododo on entend souvent les remarques ou interrogations d’autres parents, ou non d’ailleurs, qui ne conçoivent pas qu’on puisse dormir avec ses enfants. C’est alors un défilé de conseils sur l’éducation, de recommandations, d’anecdotes, de récits horribles sur des accidents survenus à cause du cododo. Evidemment, en tant que parents, ces récits nous font froid dans le dos, on a tendance parfois, même à culpabiliser… jusqu’à ce qu’on se dise finalement qu’on sait mieux que personne ce qui est bien pour notre enfant.

Le grand saut vers l’autonomie

Pour son anniversaire d’un an, nous nous sommes dits qu’il était temps de proposer à notre fils de dormir dans son lit et dans sa chambre.

La solution que nous avons retenue est inspirée de la méthode Montessori.

Cette méthode permet à l’enfant qui marche (ou se déplace à quatre pattes) d’être autonome et de gérer lui-même son sommeil. Nous avons donc opté pour un lit futon, avec un sommier à ras du sol afin de faciliter les montées et descentes du lit.

Afin de créer une atmosphère rassurante et cocoon, nous avions choisi un lit cabane. Comme je vous le disais plus haut, mon fils bougeant énormément, nous avons pris la décision d’acheter un vrai grand lit.

Avec cette méthode nous voulions proposer à notre enfant un espace de sommeil qui lui est dédié. Nous souhaitions lui faire prendre conscience qu’il est libre d’aller dormir s’il est fatigué ou de rester éveillé s’il n’a pas envie de dormir. Bien sûr, cela ne dispense pas de l’accompagnement et d’une aide à l’endormissement si l’enfant en a besoin.

Sécuriser la chambre

Les tout-petits adorent mettre les objets dans la boucheou grimper sur les meubles. Une chambre d’enfant peut comporter de nombreux dangers pour les bébés.

Il est donc important de sécuriser le périmètre en achetant des commodes qui se ferment à clés, en les fixant au mur pour éviter qu’ils ne tombent sur nos cascadeurs en herbe, cacher ou protéger toutes les prises électriques etc. Il faut garder à l’esprit que notre bébé sera libre de tous ses mouvements et évoluera comme bon lui semble dans son espace. Il est également possible d’acheter des barrières pour l’empêcher de sortir de sa chambre. Personnellement, nous avons fait le choix de le laisser et venir. Nous voulons lui laisser la liberté de venir dans notre chambre s’il le souhaite, par exemple pour le biberon ou le câlin du matin, ou encore, après un cauchemar. L’idée, encore une fois, étant de l’amener petit à petit à prendre plaisir à aller se coucher dans sa chambre et avoir son propre espace, rien qu’à lui. Dans cette démarche, le temps et la patience seront nos alliés.

Et pour le couvrir ?

C’est à ce moment que j’en viens à vous parler de la meilleure invention de tous les temps pour les bébés qui ne supportent pas de dormir dans des gigoteuses : la gigoteuse à pieds !

C’est un bon compromis qui permet d’allier le confort et la sécurité d’une vraie gigoteuse et la liberté de mouvements.

A un an, il est fortement déconseillé de faire dormir le bébé avec une couverture. En effet, celui-ci risquerait de s’étouffer pendant la nuit. Cela est d’autant plus dangereux s’il dort dans une chambre séparée.

Enfin, pensez à prendre une gigoteuse adaptée à la saison. Certains modèles sont mêmes proposés avec des couvres pieds amovibles. 

Voilà la méthode pour le grand saut vers un lit de grand quand on est encore tout petit mais, le plus important est de trouver celle qui correspondra parfaitement à votre enfant, en respectant ses besoins et son rythme.

N’hésitez pas à partager votre expérience, astuces, et témoignages en commentaires !

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